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France: Vincennes (Val-de-Marne) – Fire at night in front of Vincennes Castle – EN/FR

The world has heard, through their direct consequences and through worried voices in the media, of a large number of arson attacks on communication infrastructure. Independent and biased demands have long since drawn the image of clandestine rebel activities, not only on French territory, against a society of organized putrefaction. These activities are always thought of as complementary, never as a substitute for more visible, more reachable and yet equally radical struggles.

And now the state is trying, with a repressive blow against a few revolutionaries, to lighten the darkness a little. 14 people are accused of having organized themselves to systematically sabotage the relay antennas (https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/10/haut-rhin-quatorze-mises-en-examen-pour-neuf-incendies-dantennes-relais/). We are far from giving credit to the information from the police, because it is a common practice of the oppressors to project their fantasies and fears onto a few officially elected ones and to brand them with the violence of justice. This is done in order to make examples at any cost. This method is called terror.

Although we may not believe in the propaganda of the State, we are sure that the practice and organization of violence from below has once again become a reality and a necessity. Mass gatherings of people in the struggle against the state and capitalism and their dynamics are necessarily subject to fluctuations. We have seen how the state apparatus as a whole can be shaken by a wave of collective rage when it underestimates its enemies. And we have seen and experienced in our own flesh and blood what this state has done when it has observed the problem and tackled it with scientific precision: it has invested money in its forces of law and order and freed them from almost all control, until they are once again in a position to massacre the population. Many of them have, unfortunately but with good reason, been taken off the streets for the moment.

At this time, it is important to bury faith and the hope that the social movements will return with their fields of possibilities at regular intervals and seemingly effortlessly. We did not take to the streets, nor did we risk our freedom and our lives to spend the next two years as good little citizens. And then return to the streets again, among people we don’t recognize.

When we return to the streets tomorrow, or in two years, then we want to stand among people who share a common conscience. We will only achieve this if we carry the offensiveness of the street into our lives. Through discussion, through organization and, above all, through continuous practice.

A possible answer to the question of “how?” is given to us by the State itself: when it is not possible to destroy the centers of power head-on because every public mobilization is smothered under tear gas, TNT grenades and flash-ball fire, then we must find other targets for attack and other technical means. The connection points of the communication networks are fragile and poorly monitored, which is why the practice of their sabotage is spreading all over the world, and from now on it will no longer be possible to ignore them. For communication is as much a political issue – as can be seen in the totality of surveillance and attempts at behavioral control – as it is a means and an objective of capitalist exploitation.

We wanted to send, in addition to this theoretical contribution, a direct signal of solidarity with the 14 defendants from the Upper Rhine with an arson attack on a car of the exploitative company Orange. But since the target we had chosen for the night of September 19-20 was not there, we torched a luxurious 4×4 BMW on Avenue Carnot, in front of the Château de Vincennes. The rabid state of control is in the end always an expression of the wishes and needs of the rich and their fight to protect their wealth by all necessary means.

Let’s take their attacks personally and, as in the winter of 2018/2019: let’s carry the fire every morning to in front of their doors!

Vincennes (Val-de-Marne) – Incendie nocturne devant le Château de Vincennes

Le monde a eu vent, par leurs conséquences directes et par les voix inquiètes dans les médias, d’un grand nombre d’attaques incendières sur l’infrastructure de communication. Des revendications indépendentes et partiales dessinent, depuis longtemps, l’image d’activités rebelles clandestines, pas seulement sur le territoire francais, contre une société de la putréfaction organisée. Ces activités sont toujours pensées comme complémentaires, jamais comme substitution, de luttes plus visibles, plus rejoignables et néanmoins aussi radicales.

Et voilà que l’Etat essaie, avec un coup repressif contre quelques révolutionnaires, d’eclaircir un peu l’obscurité. 14 personnes sont accusées de s’être organisées pour saboter systématiquement les antennes-relais (https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/10/haut-rhin-quatorze-mises-en-examen-pour-neuf-incendies-dantennes-relais/). Nous sommes bien loin d’accorder crédit aux informations de la police, car c’est bien une pratique courante des oppresseurs que de projeter leurs fantasmes et leurs peurs sur quelques élu.es et de les marquer au fer rouge avec toute la violence de la Justice. Et ce, dans le but de faire des exemples à quel coût ce soit. Cette méthode s’appelle la terreur.

Si peu que nous croyions donc à la propagande de l’Etat, nous sommes pourtant sûr.es que la pratique et l’organisation de la violence par en-bas sont devenues, à nouveau, une realité et une nécessité. Les rassemblements massifs de personnes dans la lutte contre l’Etat et le capitalisme et leurs dynamiques sont nécessairement soumis à des fluctuations. Nous avons vu comment l’appareil étatique dans son ensemble peut être ébranlé par une vague de rage collective, lorsqu’il sous-estime ses ennemi.es. Et nous avons vu et éprouvé dans nos propres chairs ce que cet Etat a fait lorsqu’il a observé le problème et qu’il s’y est attaqué avec une précision scientifique : il a investi de l’argent dans ses forces de l’ordre et les a libérées de presque tout contrôle, jusqu’à ce qu’elles soient à nouveau en état de massacrer la population. Beaucoup ce sont, malheureusement mais avec des bonnes raisons, retiré.es de la rue pour l’instant.

En ce moment, il est important d’enterrer la foi et l’espoir de voir revenir les mouvements sociaux avec leurs champs de possibles par intervalles régulièrs et apparemment sans effort. Nous ne sommes pas allé.es dans la rue ni nous n’avons risqué notre liberté et notre vie pour passer les deux prochaines années comme de bon.nes petit.es citoyen.es. Pour retourner ensuite dans la rue à nouveau, au milieu de gens que nous reconnaissons pas.

Quand nous redescendrons dans la rue demain, ou bien dans deux ans, alors nous voulons nous tenir parmi des personnes qui partagent une conscience commune. Cela, nous l’atteindrons que si nous transportons l’offensivité de la rue dans nos vies. Via des processus de discussion, via l’organisation et surtout, via une pratique continue.

Une réponse possible à la question du “comment ?” nous est livrée par l’Etat lui-même : quand il n’est pas possible de détruire frontalement les centres de pouvoir parce que chaque mobilisation publique est étouffée sous les lacrymos, les grenades au TNT et le tir de flash-balls, alors nous devons trouver d’autres cibles d’attaque et d’autre moyens techniques. Les points de liaison des réseaux de communication sont fragiles et peu surveillés, c’est pourquoi la pratique de leur sabotage se répend dans le monde entier et que, dès à présent, on ne pourra plus en faire abstraction. Car la communication est autant une question politique – on le voit dans la totalité de la surveillance et des tentatives de contrôle comportemental – qu’un moyen et un objectif de l’exploitation capitaliste.

Nous avons voulu envoyer, en plus de cette contribution théorique, un signal direct de solidarité avec les 14 accusé.es du Haut-Rhin avec une attaque incendière contre une voiture de l’entreprise d’exploiteurs Orange. Mais comme la cible que nous avions choisi pour cette nuit du 19 au 20 septembre n’était pas là, nous nous sommes rabbatu.es sur un luxueux 4×4 BMW sur l’avenue Carnot, devant le Château de Vincennes. L’Etat enragé du contrôle est finalement toujours une expression des voeux et des besoins des riches et de leur combat pour protéger leur richesse par tous les moyens nécessaires.

Prenons leurs attaques personellement et, comme pendant l’hiver 2018/2019 : portons le feu tous les matins devant leurs portes !

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This entry was posted on Thursday, September 24th, 2020 at 9:56 pm and is filed under Direct Action.